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Restauration de sculptures polychromes sur bois

sculptures

Diagnostic

Avant toute intervention, l'œuvre doit être soumise à un examen précis afin d'en comprendre les techniques d'exécution et d'en évaluer l'état de conservation.

Cela passe par une succession d'observations :

- en lumière diffuse

- sous fluorescence ultra-violette (examen de l'état des vernis, de la quantité de repeints....)

 

pour les examens plus poussés sous infra-rouge ou rayons X, le plus souvent moins indispensables, l'atelier doit faire appel à des laboratoires extérieurs (de même pour les analyses d'échantillons).

Support

- traitements

- consolidation

- restitution possible des parties manquantes

- …

Refixage

Dans les cas où l'on observe des soulèvements de la couche picturale, une mauvaise adhésion au support, on procède à un refixage. (différents modes opératoires sont possibles : colle animale, cire, résines thermoplastiques, avec parfois l'aide de la basse-pression).

Nettoyage

Le nettoyage des œuvres est effectué dans le de respect maximum de celles-ci.

L'œuvre est toujours soumise à un test préalable dit « test de Feller » permettant de définir le niveau optimal de nettoyage souhaitable en assurant le minimum d'agression.

De ce test, on détermine les différentes options possibles :

- utilisation du mélange de solvants adapté (toujours utilisé dans des « supportants » neutres qui en assurent le contrôle)

- mise au point de gels (« solvent gel », « resin soap » ….)

 

Chaque œuvre fait l'objet d'un protocole adapté et on n'applique pas de recettes à l'aveugle de manière automatique.

Les produits sont utilisés sous des formes qui en assurent un contrôle optimal (temps d'application limité, neutralisation rapide possible, limitation de la pénétrabilité, limitation de l'évaporation....)

Les solvants eux-même sont choisis pour leur agressivité et leur pouvoir de rétention faible.

Masticage

Les lacunes sont mastiquées, les mastics sont ragréés et sculptés afin d'imiter le relief de la superficie originale.

Réintégration picturale

Plusieurs techniques de retouches sont possibles, il faut discerner laquelle doit être mise en œuvre, en fonction de la nature de l'œuvre, et des désirs des commanditaires.

L'idéal, et ce qui sera toujours privilégié, est une retouche dite « différenciée », c'est à dire une retouche qui est décelable dans une vision très rapprochée de l'œuvre mais qui reste invisible à une distance « naturelle » d'observation.

Cette retouche différenciée est donc obtenue par la technique du Tratteggio (petites touches de petits traits parallèles).

On peut aussi si besoin est, opérer une retouche dite « illusionniste », c'est à dire le moins décelable possible.

Les retouches se feront par glacis soit à l'aquarelle, soit aux peintures à vernis sur des bases de pigments fins.

Tous les matériaux mis en œuvre sont stables mais réversibles

Ils ne représenteront pas une gène dans le cas d'une éventuelle nouvelle intervention dans le futur.

Toutes les phases de travail sont documentées par des photos et chaque intervention est accompagnée d'une documentation remise au commanditaire, sous forme de dossier ou de fiche.

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